"C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule."


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1.7.15

Où il est question de Luc, d'Harry et de RER...

Figure-toi que lundi, il y avait grève à la crèche. Jusque là, rien de très inhabituel, me diras-tu. Mais tant qu'à prendre ma journée, je me suis dit que j'allais laisser la Mouette à ma mère le matin et emmener le Pois chiche voir l'expo Harry Potter chez Luc Besson, à la Cité du Cinéma. Contrairement à mon habitude, j'ai voulu faire preuve d'organisation et j'ai pris mes petits billets sur Internet pour la séance de 10h30. Enfin, "petits billets"... Je me comprends. A trois, on en avait tout de même pour plus de 50 euros. Mais bon, l'amour n'a pas de prix et pour le reste, il y a Mastercard. Alors, j'ai promis à Môman d'être de retour à 13h30, ce qui lui laissait largement le temps d'être à l'heure chez le coiffeur. Et emportée par mon enthousiasme, j'ai proposé à mon neveu - de 13 ans, je suis pas totalement inconsciente, non plus - de venir avec nous.

Je dois dire que j'étais assez satisfaite de moi-même. Je repensais à notre journée chez Mickey, il y a quelques mois. Le Pois chiche m'en avait parlé avec des étoiles dans les yeux pendant des semaines. Un jour, au moment de se coucher, il m'avait même dit : "Tu sais, avant qu'on aille chez Disney, je trouvais que tu t'occupais trop de la Mouette..." Tout émue, j'avais demandé : "Et ce soir, tu trouves que je m'occupe trop d'elle ?" Il avait réfléchi un instant avant de répondre... "Non, ce soir tu ne t'es occupée d'aucun de nous deux." D'accord. Il n'empêche, je misais beaucoup sur ce presque tête à tête pour le détendre du slip. Parce que là, j'ai l'impression d'avoir un pré-ado de 6 ans à la maison et c'est parfois... fatigant (comprendre : je suis à deux doigts de demander l'asile politique dans une autre famille).

Mais je m'égare et tu te demandes sans doute où je veux en venir. Nous voilà donc partis à 9h45. Après avoir jeté un coup d'oeil sur le site de la Cité du Cinéma, je vois qu'on peut prendre le RER et je me dis que ce sera plus rapide que le métro. On arrive à Châtelet, le RER est à quai, on monte en courant dans le train. Baccalauréat, quizz sur tous les épisodes d'Harry Potter, je maîtrise à mort la situation, nous sommes d'une humeur de rose. Je montre un petit terrain de foot au Pois chiche en lui soutenant que c'est le Stade de France pour faire glousser mon neveu. Tiens, justement, on passe devant le Stade de France. Sans s'arrêter. Quelques minutes plus tard, on passe devant Aubervilliers. Sans s'arrêter. Tu vois où je veux en venir ou bien ? Tu ne dois pas souvent prendre le RER, mon cher Luc, mais moi, en revanche, je le prends assez régulièrement pour savoir qu'il faut vérifier qu'il s'arrête bien à ta gare. Sauf que là, j'ai oublié de le faire. Et que celui-ci, en l'occurrence, était direct jusqu'à Roissy. Oui, r.o.i.s.s.y. Comme dans : "Mon avion pour Tombouctou part de Roissy."

Je t'avoue que j'ai senti mon humeur vaciller. Mais je ne me suis pas laissée abattre. 50 minutes plus tard (oui, c.i.n.q.u.a.n.t.e.m.i.n.u.t.e.s) nous sommes arrivés à Roissy. D'où nous avons repris un train (heureusement un peu plus rapide) pour Paris. Évidemment, il ne s'arrêtait pas à Saint Denis. De Gare du Nord, nous sommes donc repartis vers Saint Denis. A ce stade, on avait épuisé toutes les lettres de l'alphabet et tous les épisodes de la saga. Les enfants jouaient sur un téléphone et j'avais une crampe aux lèvres à force de sourire en priant Sainte Rita, l'avocate des causes perdues, pour que Luc nous laisse entrer chez lui, malgré nos deux heures de retard.

Quand on est descendus à la Plaine Saint Denis, j'ai entré l'adresse dans mon GPS. Et j'ai découvert que la Cité du Cinéma était encore à 33 minutes à pied de la station de RER. Oui, t.r.e.n.t.e.t.r.o.i.s.m.i.n.u.t.e.s. Mon cher Luc, j'ai le regret de t'annoncer qu'à cet instant précis, j'ai dit des gros mots. Je crois bien que j'ai insulté ta maman, alors que c'est sûrement une brave femme. Mais tout de même, c'est un peu comme si je t'invitais dans le Marais et que je te disais de descendre à Concorde. Certes, la route est jolie, mais t.r.e.n.t.e.t.r.o.i.s.m.i.n.u.t.e.s. à pied, quoi. Là, je dois admettre que j'ai peut-être envisagé de rentrer à la maison. Avec quelques sanglots dans la voix. Mais ma reum a annulé son rendez-vous chez le coiffeur, le Pois chiche m'a regardé en faisant trembloter sa lèvre inférieure et on a pris un bus qui nous a déposés juste devant ta porte. A 12h45. J'avais faim, j'avais pas pris mon café, mais j'ai utilisé mes dernières ressources pour convaincre le Pois chiche de faire ses yeux de chat Potté à l'entrée. Ça a marché.

Une fois à l'intérieur, j'ai cru bêtement que le pire était derrière nous. Le Pois chiche a fait une photo avec la baguette d'Harry Potter, puis le Choixpeau l'a envoyé à Gryffondor : il était heu-reux. Sur le site, dont la précision laisse décidément à désirer, il était indiqué qu'il fallait compter 1h30 pour la visite. Ça, c'est sans doute quand on prend l'audioguide - à 5 euros. J'ai passé mon tour. Vingt minutes plus tard, je me suis naïvement exclamée : "Oh, c'est le Chemin de Traverse !" "Euh non, m'a répondu mon neveu. Ça, c'est la boutique." Vu le prix du billet, ving minutes de visite, c'est court. Mais soit. Le Pois chiche s'est précipité sur la baguette d'Harry Potter - à 45 euros. J'ai dit non. Mais imagine-toi qu'à cet instant, il a découvert qu'il avait TOUJOURS rêvé d'avoir la baguette d'Harry Potter. J'ai dit : "Ton père est menuisier, il te la fera lui-même." Ça m'a rappelé l'époque où je rêvais de balancer à la poubelle les magnifiques couvertures en crochet que me faisait mon arrière-grand-mère pour ENFIN avoir la couverture en polyester rose vendue avec le lit à baldaquins de Barbie. J'ai proposé qu'on aille plutôt chercher notre photo. Une photo numérique format A5 où l'on nous voyait avec nos baguettes sur les différents décors clés du film - à 18 euros LA photo. J'ai dit non. Le Pois chiche a pleuré parce qu'il voulait la baguette depuis TOUJOURS, j'avais toujours pas bu mon café, je l'ai traité d'ingrat et mon neveu a dit : "On n'a qu'à prendre les bonbons à la crotte de nez."

Bref, on est allés voir l'expo Harry Potter. 



7.8.12

Blonde !


Ce matin, tout en commençant à faire ma valise dans ma tête [Petite digression : t'as remarqué que la préparation mentale de la valise est un concept exclusivement féminin ? La technique du Brun consiste plutôt à jeter dans le sac trois fringues choisies au petit bonheur la chance cinq minutes avant le départ - ce qui a le don de me rendre totalement hystérique. D'ailleurs les départs en général ont le don de me rendre hystérique. Et ça se lit en couches géologiques dans ma valise : d'abord un savant agencement de vêtements bien pliés ; puis un fouillis organisé de livres, de carnet de santé, de crèmes et de différents chargeurs ; et enfin, sur le dessus, un amas sauvage d'éléments rajoutés à la dernière minute "parce qu'il restait de la place". Ça peut aller d'un tee-shirt que je n'ai pas mis depuis ma dernière soirée au Palace - attends, t'as pas entendu parler du grand retour des 90's ? - à un bonnet pour le Pois chiche - tu sais qu'il peut faire hyper froid, à la mer ?! - en passant par une boîte d'Actron périmés, au cas où j'aurais la gueule de bois - je pars avec le nain, mais je suis optimiste. Je t'ai dit que les départs me rendaient hystériques ?] Donc, me disais-je, tout en préparant mentalement ma valise, avec ma nouvelle blondeur, ma taille de guêpe africaine et mon trikini qui pique les yeux, il ne me manque plus qu'une bouée rouge pour me la jouer jouer dans Alerte à Malibu...
Ah oui, c'est vrai que t'es pas au courant ! Je suis passée du côté blond de la force. J'ai même fait un tie-and-dye, si tu veux tout savoir. Je me suis assise dans un fauteuil massant et j'ai fermé les yeux et crispé très fort les orteils pendant que la coiffeuse alsacienne s'indignait en me parlant des gens qui pensent que Strasbourg est en Allemagne. J'avais envie de lui dire : "Ah bon, c'est pas en Allemagne ?" Mais j'ai pas osé, rapport au fait qu'elle tenait ma chevelure en otage et qu'elle n'avait pas l'air d'avoir le même humour que moi. D'après internet, le tie-and-dye, c'est "un balayage avec un effet de racines très profond. On laisse la demi-tête supérieure au naturel et on éclaircit le reste de la chevelure comme si on était allée au soleil." Et le plus génial, comme je l'ai expliqué au Brun en arrivant à la maison, c'est qu'il n'y a pas de racines quand ça repousse ! "Normal, m'a-t-il répondu, puisque tu as déjà des racines en sortant de chez le coiffeur."
Pour plus de précision, je devrais plutôt dire que je suis à moitié blonde. Ou encore que je suis brune de la demi-tête supérieure, si tu veux. Mais maintenant que j'y pense, dans Alerte à Malibu, il n'y avait pas tellement de brunes de la demi-tête supérieure ? Enfer et damnation ! Enfin, il me reste toujours une silhouette svelte à contempler dans les pupilles énamourées de mon Brun... Ah, on me signale dans l'oreillette qu'après avoir dîné au resto tous les soirs pendant les quinze jours que le Pois chiche a passé chez sa grand-mère et alors que je m'apprête à engloutir des quantités indécentes de pasteis de nata, de jambon fumé, d'arroz doce et de sardines grillées, je peux dire adieu au trikini. En même temps, c'est pas plus mal parce qu'à chaque fois que je lève les bras, je passe en mode topless. C'est utile sur la plage, mais ça peut s'avérer embarrassant quand t'amènes ton gosse à la piscine publique du coin.

Bref, tout ça pour te dire que je pars au Portugal avec mon nain sous le bras et en abandonnant lâchement le Brun-qui-n'aimait-pas-les-vacances à Paris. Alors à dans dix jours !
Comme disent les Rosbifs : "Be good.  And if you can't be good, have fun!"

5.7.12

Ink


Je te le disais hier, je passe une bonne partie de mes journées à scruter le net à la recherche du tatoueur de mes rêves... Et tu peux me croire, il y en a vraiment des qui ont du talent. Bon, d'accord, le cygne en travers du torse (dont je n'ai pas retrouvé l'auteur), je ne suis pas sûre de l'assumer. Moi, je suis une rebelle pas énervée, tu vois. Je m'imagine plutôt avec des oiseaux et des fleurs. Sauf que 1) je voudrais quelqu'un qui me fasse le dessin lui-même et 2) ceux qui me plaisent sont souvent trop loin (David Hale et Jeff Gogue sont américains, par exemple).

David Hale



Jeff Gogue

Mais tu sais ce qu'on dit : il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions. C'est pourquoi, décidée à joindre l'utile à l'agréable, je me suis mis en tête de me faire tatouer par Peter Aurisch, un... Berlinois. Reste plus qu'à le convaincre (et à vendre un rein pendant les vacances, accessoirement).

Peter Aurisch
Peter Aurisch

Peter Aurisch

Tu lis ça le Brun ? Tu peux commencer à réviser tes déclinaisons allemandes, gniark gniark...

4.6.12

Solution



Avant de mettre fin à ce suspense insoutenable - et je pèse mes mots - je tiens à te féliciter sans réserve. Enfin si, tout de même quelques réserves. Je ne citerai pas ton nom pour pas casser l'ambiance, mais si tu as évoqué un poux, un sarkocyclope, Buzz l'éclair ou tout autre monstre à la silhouette disgracieuse, pire encore si tu as émis l'idée que je serais vieille un jour, sache que j'ai noté ton nom dans mon petit carnet noir... J'dis ça j'dis rien.

Après cette brève mise au point, il s'agissait bien d'un portrait ma foi fort réussi de moi-même (la ressemblance avec Amélie Mauresmo est flagrante, non ?). Et je dois avouer que tu as largement prouvé tes talents de critique artistique, puisque non seulement tu m'as reconnue, mais tu as aussi noté la posture gracieuse de mes pieds et même discerné mes grands cheveux dressés en l'air : c'est vrai, il est temps que j'aille chez le coiffeur. Tout pourrait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Hélas, me voilà dans l'obligation de mettre un bémol à cet éloge dithyrambique de ton sens de l'esthétisme. En effet, point de grande bouche ni de sac à main, mais bien plutôt... un bébé. Cardamone, soit tu as un super pouvoir, soit tu ES le Pois chiche ! Je ne vois pas d'autre explication. De toute façon, surtout, SURTOUT, ne me félicite pas. Car la triste vérité, c'est que dans mon ventre, il y a juste... du ventre.

Bref, je me suis mise au régime.*


 * Un régime DRA-CO-NIEN, comme La Blonde (t'as vu ces BO mortelles qu'elle s'est faites ?!) pourra en témoigner qui m'a vue résister à la carte ultra appétissante de la Chambre aux oiseaux, un endroit charmant sur les bords du Canal St Martin. Et j'ai même réussi à faire la fête jusqu'au bout de la nuit ce week-end sans boire une goutte d'alcool. C'est peut-être un détail pour toi, mais pour moi, ça veut dire beaucoup... Enfin, ça veut surtout dire que j'avais pas la gueule de bois le lendemain. Et ça, c'est appréciable.

21.2.12

Onze



Onze choses passionnantes sur moi-même
(Laisse-moi réfléchir, y a tant à dire)
1 Je me tournicote constamment une mèche de cheveux entre les doigts. Et parfois, j'en tournicote même une de chaque côté avec les deux bras au-dessus de la tête. Non seulement ça me donne un air particulièrement intelligent, mais en plus, je te prie de croire que les gens assis derrière moi au ciné adorent. 
2 Je mets environ dix secondes à sombrer dans le sommeil, au pire quelques minutes. Au bout de 15 minutes d'insomnie, je suis au bord de la crise de nerfs et je me retourne dans tous les sens en soupirant bruyamment. Autant te dire que le Brun est alors tout disposé à abréger mes souffrances une bonne fois pour toutes. 
3 Il y a peu, j'ai découvert qu'une blogueuse avait décidé de s'habiller tous les jours différemment pendant un an en utilisant exclusivement les vêtements qu'elle avait déjà dans son armoire. J'ai expliqué au Brun que j'avais bien envie d'essayer, moi aussi. A quoi il m'a fort justement répondu : "Mais tu t'habilles pareil tous les jours." 
4 Je m'habille pareil tous les jours, mais je change de sous-vêtements et de tee-shirt. Et il m'arrive même de laver mes pulls. Oh ! Tu m'as prise pour une souillon ou quoi ? 
5 Par contre, je ne lave pas mes jeans. Attends, le jean, c'était quand même le pantalon des trappeurs à l'origine. Et crois-le ou pas, je me salis nettement moins qu'un trappeur. 
6 Je voudrais lire les histoires comme Jean-Pierre Marielle. Quand je lis une histoire au Pois chiche, je bouge les bras, je fais des pauses pour ménager le suspense, je change de voix pour chaque personnage, je me donne à fond. Et pourtant, je conclue toutes mes phrases sur le même ton. Je ne peux pas m'en empêcher. Ça m'éneeeeeerve. 
7 J'ai tendance à brailler : "J'adoooore cette chanson !" dès que j'entends les premières notes d'un morceau que je connais. Souvent, ce n'est pas du tout ce que je croyais.  Si c'est les Jackson Five, ça va. Si c'est Matt Pokora, c'est la honte. 
8 Tu l'auras compris, je n'ai donc aucune oreille. Au blind test, je reconnais les chansons quand on arrive au refrain. 
9 Par contre, je chante juste et je chante tout le temps. Et souvent, ce sont les pires scies musicales qui me restent dans la tête et que je fredonne toute la journée sans m'en rendre compte. Si tu veux qu'on soit ennemis pour la vie, tu n'as qu'à mentionner la Danse des canards devant moi. 
10 Un jour, je déposais le Pois chiche à l'école quand il y a eu une alerte incendie. Quand j'ai vu sa classe sortir en faisant le petit train, ça m'a tellement émue que j'ai eu les larmes aux yeux... Et après j'ai fredonné la chenille toute la journée.
11 Mon deuxième prénom est Liberté.

Les 11 questions de la Blonde
1 Quel prénom auriez-vous aimé porter ?
Au CP, tout le monde m'appelait Babar. J'ai demandé à mes parents d'écrire un mot à la maîtresse pour qu'on m'appelle par mon deuxième prénom. Liberté, donc. Au bout de deux jours, j'ai réalisé que finalement, Céleste, c'était pas si mal. 
2 Le plat que vous détestiez enfant ?
La soupe de restes. Aujourd'hui, je l'aime bien, mais je continue à penser que ma mère a fait une grosse erreur de communication au niveau de l'intitulé de la recette. 
3 Savez-vous pour qui vous allez voter au printemps ?
A peu près. Je sais aussi que si c'est Marine Le Pen / Sarkozy au deuxième tour, je voterai blanc. 
4 Où aimeriez-vous habiter ?
J'aime assez l'endroit où j'habite, mais j'aimerais bien aller passer un moment à l'étranger. Peut-être aux Etats-Unis ou au Canada. 
5 Quel est votre gros mot préféré ?
Celui que je dis le plus, c'est "Putain". Mais j'aime les gens qui utilisent des jurons très imagés. Pute borgne, par exemple, j'adore.
6 Votre réplique de film préférée ?
"On n'est pas bien, là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland. Et on bandera quand on aura envie de bander."
7 Votre spécialité culinaire ?
"Culinaire", c'est un truc sexuel ? 
8 Aimez-vous aller chez le coiffeur ?
J'aime bien me faire tripoter la tête, mais je déteste le séchoir. Ça me fait des frissons insupportables tout le long de la colonne et j'ai beaucoup de mal à ne pas me tortiller sur mon siège en ricanant comme une hyène. 
9 Aimez-vous la cervelle d'agneau ?
Aucune idée, mais j'adore la langue de boeuf. 
10 Mettez-vous un serre-tête à un moment de la journée ?
Non, ça ne me va pas. J'ai même essayé les headbands, mais y a pas : en français comme en anglais, ça me fait une tête de cul. 
11 Stones ou Beatles ?
Stones ET Beatles. Ou l'inverse.

Les 11 questions d'Anne 
1 Un tour sur le blog des copines tous les jours, tous les deux jours, toutes les semaines ?
Tous les jours, voire plusieurs fois par jour. A la limite de la sociopathie, je dirais.
2 Quelle est ta principale qualité ?
La modestie, sans doute, puisqu'elle m'empêche de m'étendre ici sur mes nombreuses autres qualités.
3 Quel est ton principal défaut ?
Mon incapacité à tenir ma langue, peut-être. Surtout, ne me confie jamais tes secrets.
4 Tu gagnes au loto : tu changes de vie ?
Non, j'aime bien la mienne. De toute façon, je ne joue pas. Quand ils disent que 100% des gagnants ont tenté leur chance, c'est prouvé scientifiquement ou quoi ?
5 Tu gagnes au loto : à qui donnes-tu la moitié des gains ?
Au Brun. Pour qu'il m'emmène enfin à Berlin nom d'un chien !
6 Qu'est ce que tu voudrais voir changer dans ta vie ?
Je le répète, ma vie me plaît comme elle est. Bien sûr, il y a des choses qui pourraient changer, mais finalement, rien qui m'empêche d'être heureuse.
7 Qu'est ce que tu voudrais voir changer dans la société ?
C'est un peu vaste comme question. Disons qu'il faudrait déjà qu'il y ait moins d'inégalités.
8 A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?
Dans les années 30, pour être une des premières femmes à piloter un avion.
9
Collants, bas et portes jarretelles ou bas "qui tiennent tout seuls" ?
Collants et plutôt épais, sinon j'ai l'air d'une rescapée du grunge en dix minutes.
10 Par où es-tu passée pour arriver sur blogallet ?
Alors là, aucun souvenir... Je me demande si ce n'est pas toi qui est arrivée ici en premier ?
11 Pourquoi reviens tu sur blogallet ?
Pour le plaisir de te lire pardi !

Mes 11 questions aux autres blogueuses
1 Un super pouvoir ?
2 Une phrase que tu n'as jamais osé dire ? 
3 Une grosse honte ? 
4 Un tic de langage qui t'exaspère ? 
5 Un gros mot ?
6 Une réplique de film ? 
7 Une technique de drague vraiment zarbi ? 
8 Une destination de rêve ? 
9 Ton pseudo de hardeur/se (ton deuxième prénom + le nom de ton premier animal de compagnie) ? 
10 Cigale ou fourmi ? 
11 Ton idéal masculin / féminin ? 

Et enfin, les onze qui s'y collent
(ooooh, dooooomage)

Mme Gloubi, Opio, Peggy, Mlle Ocytocyne, Severin, Maja, Julia, le Chat, la Sucrette, Trifaze, Cocotine... Si je ne t'ai pas cité et que tu es masochiste tenté, n'hésite pas, hein...

17.2.12

Simple as 1 2 3



 Pour Elle... Allez, je me mets au tag des onze. Je reviens d'ici 11 ans.

A comme Amitiés virtuelles, parce que parfois on se voit pour de vrai et même, on se revoit.
B comme Berlin, parce que oui, le Brun, c'est toujours à toi que je parle.
C comme Ciseaux, parce que j'ai enfin trouvé coiffeur à mon pied.
D comme Débit, parce que celui du Pois chiche est impressionnant. Voire pénible.
E comme E., parce que ma soeur.
F comme Fluke, parce que j'essaye d'arrêter de dire putain, bordel, fais chier, merde !
G comme p'tit Gibus, parce que si le Pois chiche avait su il aurait pas venu (chez le coiffeur).
H comme Heureuse, parce que...
I comme Instagram, parce que c'est ma marotte du moment.
J comme "Julie's Project", parce que c'est extraordinaire, mais pas franchement coussin péteur.
K comme Kamoulox !
L comme Le Lot, parce que même le Brun a aimé ces vacances. C'est dire.
M comme Menuisier, parce que j'en connais un plutôt pas mal de sa personne.
N comme Nounou, parce qu'on a trouvé la perle rare.
O comme sofi Oksanen, parce que Purge, c'est beau, même si ça donne envie de se pendre.
P comme Piéton, parce que je vais à pied au bureau et j'en profite tant que ça dure.
Q comme Quinoa en sachets micro-ondables, parce que je ne suis pas à une contradiction près.
R comme Rentrée, parce que ce serait bien que l'école reste un service public digne de ce nom.
S comme Spiderman, parce qu'on en bouffe à toutes les sauces.
T comme Téléphage, parce que je vais finir par me momifier devant ma télé.
U comme Une Séparation, d'Asghar Farhadi, parce que cet abécédaire prouve que j'aime les trucs déprimants.
V comme les Volets rouges, parce que j'y suis bien, dans ce chez-moi virtuel.
W comme mon Brun, parce que What else?
X comme Xyloglotte, parce que ce site est hilarothanatogène.
Y comme Y en a marre, parce que j'espère que les choses changeront en mai 2012.
Z comme Zouer, parce que le léger cheveux sur la langue du Pois chiche me fait fondre.

Et sinon, rien à voir, mais le petit shop de Severin vient d'ouvrir ses portes. Alors, si, comme moi, tu passes ton temps à dire que ça, tu pourrais te le tricoter toi-même, trop easy, mais que finalement tu vas voir ta mère pour qu'elle te défasse les mailles quand tu t'es trompée, WOODEN est pour toi.

8.12.11

Back!


 - Pour la Blonde et la Mexicaine, qui n'y croyaient plus -
(si comme moi, tu es du genre après-gardiste,
n'hésite pas à m'imiter)

un livre : Ben tiens. Et pourquoi pas me demander si je préfère pôpa ou môman ? On est bien d'accord qu'il est IMPOSSIBLE de choisir UN seul livre ? Comment ça, c'est le principe du truc ? Ah bon. Alors, le dernier que j'ai lu : Le Sel et le soufre, d'Anna Langfus. Paru en 1960, ce récit autobiographique décrit la longue descente aux enfers d'une jeune Juive de 19 ans, choyée par ses parents et son mari, et qui se retrouve confrontée à l'insoutenable réalité de la guerre et de la Shoah après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie. Un document extraordinaire sur la douleur des survivants.

un dessert : Volontiers, du moment qu'on ne me demande pas de renoncer au fromage.

une odeur :  Celle de la lessive de la môman du Brun. Je l'adore ! A tel point qu'à chaque fois qu'on va chez elle, j'apporte du linge à laver. Tu crois que je devrais en parler à un psy ?

un objet : Une gomme. D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours trimballée avec une gomme que je passais mon temps à triturer et à me frotter sur les lèvres. J'ai arrêté le jour où un copain qui venait de commencer une analyse m'a dit : "Tiens, tu te gommes la bouche... Intéressant."

une ville : Berlin ! Je veux aller à BERLIN (Le Brun, ceci est un message personnel POUR TOI) !

une émotion : Le moment où je suis sortie des toilettes, avec mon test de grossesse au creux de la main, les joues brûlantes et le coeur battant à tout rompre...
 
un moment de la journée : Mon arrêt matinal à la Perle, sur le chemin du bureau, le temps d'un café crème et d'un Libé en diagonale.
 
une paire de chaussures : La dernière que j'ai achetée, des camarguaises noires fabriquées en France (c'est la nouvelle lubie du Brun). 

un dimanche : J'ai aussi un créneau jeudi, si tu veux.  

une chanson : La reprise de Toxic par Marc Ronson que je t'ai mise en accompagnement de ce billet. J'en profite, parce que le Pois chiche rentre ce soir de chez ses grands-parents et il y a toutes les chances pour qu'à partir de demain, je me remette à chanter en boucle La Compagnie des lapins bleus.

Voilà, voilà. Je sais, c'est un peu léger après un long mois de silence. On va dire que ça me permet de prendre un air dégagé pour te souhaiter, mine de rien...

UNE BONNE ANNÉE 2012 !

27.10.11

Comment j'ai failli épouser un physicien nucléaire millionnaire


Par un beau samedi d'automne, alors que j'hésitais longuement entre un brie crémeux et un petit chèvre aux airelles à la fromagerie du Monop' (#mavieestpassionnante), j'ai été abordée de façon assez... originale, dirons-nous, par un monsieur qui devait avoir la quarantaine bien tassée et me soufflait à la figure une haleine chargée en alcool.

- Bonjour, je suis physicien nucléaire. J'habite juste à côté. Alors quand j'en ai marre de la physique nucléaire, je descends faire mes courses. Histoire de me changer les idées.
(Un génie s'offre à toi, fillette. Enjoy.)
- Ah oui ?
(Comment te dire... Entre la physique nucléaire et le chèvre aux airelles, y a pas photo.)
- C'est fou, hein. Comme si ça suffisait pas de se fatiguer pour gagner de l'argent, il faut encore travailler pour le dépenser ! Quand on est seul, on est bien obligé de faire ses courses soi-même.
(En plus, je suis célibataire. Décidément, c'est ton jour de chance !)
- Nous, on alterne.
(Je crois que je vais prendre le chèvre ET le brie.)
- Bon, ben salut.

Après avoir erré un long moment dans le supermarché bondé en balançant tout ce qui me tombe sous la main dans mon panier, je finis par me diriger vers la sortie. Devant les caisses, c'est la cohue des grands jours. J'en choisis une au hasard. De toute façon, une sorcière s'est penchée sur mon berceau le jour de ma naissance pour me maudire : "Toi, tu choisiras TOUJOURS la mauvaise file d'attente." Suffit de le savoir et de prendre son mal en patience.
Mais qui je découvre devant moi ? Mon ami le physicien nucléaire, pardi ! L'alcool aidant, il a manifestement tout oublié de notre rencontre, vingt minutes plus tôt. Il se penche vers moi pour me glisser sur le ton de la confidence :

- J'hésite à prendre du champagne...
(Le luxe s'offre à toi, fillette. Enjoy)
- Ah oui ? 
(Putain, ça va être long.) 
- Ben oui, ça irait bien avec le faisan.

Je baisse les yeux et effectivement, il a un faisan mort à la main.
Un faisan. Mort. A la main.

- En même temps, j'ai deux bouteilles de Ruinart à la maison. Ça m'embête parce que j'avais promis d'apporter le faisan à un ami, mais je ne sais plus à qui. Ce serait quand même dommage de gâcher ça !
(Toi et moi, nus sur une peau de bête, une bouteille de Ruinart dans une main et un cuissot de faisan grillé dans l'autre.)
- Ah oui...
(... mais non.)
- C'est parce que je reviens de la chasse. Le chauffeur vient de me déposer. D'habitude, on prend l'hélicoptère, mais bon. Et sinon, vous vous appelez comment ?
(Allez, je t'emmène au Sofitel. Fais pas ta majorette.)
- Céleste.
(Pourquoi je réponds, moi ? Et bon sang, où est passée la caissière ?)
- Ooooh, un cadeau du ciel !
(Je te déballe, on s'emballe et le tour est joué.)
- Je crois que c'est à votre tour.
(Merci mon Dieu, la caissière est revenue.)
- Et y a beaucoup de petites Céleste ?
- ...
- Ben oui, vous avez déjà enfanté ?
- Si c'est une façon poétique de me demander si j'ai des enfants, la réponse est oui.
- Ah. En même temps, dans un couple, y a des hauts et des bas.
(il me mime les montagnes russes de la main)
- Non, nous c'est plutôt comme ça.
(je mime l'ascension d'une fusée vers le plafond du Monop')

Sentant la situation lui échapper, il décide de quitter la scène en beauté.
- Vous venez souvent faire vos courses ici ? Parce que le directeur est un de mes amis intimes. (Il se tourne vers la caissière) Hein, mademoiselle ? Comment va Jean-Pierre ? Vous lui direz bonjour de ma part.

Et tournant dignement les talons, il repart comme il est venu.

Avec son faisan mort à la main.




PS : En parlant de faisan, j'ai dîné dernièrement à la Pizza Chic avec la Blonde et Mme Gloubi. Finalement, c'était un peu ma première vraie rencontre avec toi. Eh bien, sache que j'ai passé un excellent moment, on remet ça quand tu veux :-)

19.9.11

La fête du slip


 Je sais, je sais. Deux billets aussi rapprochés après un long mois de silence, c'est n'importe nawak. C'est vraiment la fête du slip ici, comme disait le fils d'un copain à la maîtresse le jour de sa rentrée à l'école. Mais quitte à te montrer la commode Oeuf NYC que j'ai gagnée sur Mum Is Geek (merci, merci !) avant les vacances, j'ai décidé d'en profiter pour te donner un aperçu de la chambre du Pois chiche qu'on a intervertie avec la nôtre pendant l'été. C'est assez pauvre en vues d'ensemble, mais c'est qu'il y avait plein de bordel pas très blogogénique dans les coins que mon i-Phone ne me permet pas de faire des photos en grand angle. Tu constateras que j'avais réussi à créer un univers ludique et onirique, comme dans le catalogue Verbaudet, mais c'était sans compter sur les chefs d'oeuvres rapportés du centre aéré et qu'il tient AB-SO-LU-MENT à exposer dans l'appartement. L'avenir de l'art moderne se dissimule au milieu de ces photos, sauras-tu le dénicher ?







J'étais aussi partie pour te mettre une jolie photo des toilettes, parce que le Brun m'a fait la surprise de repeindre la salle de bains pendant que j'étais dans le Sud et que mon salon de lecture est désormais digne des pages d'Elle déco... Malheureusement, je ne crois pas qu'on ait atteint ce niveau-là d'intimité, toi et moi.

30.6.11

Burning House

"Si votre maison était en feu, qu'emporteriez-vous avec vous ? C'est un conflit entre le sens pratique, la valeur marchande et la valeur sentimentale. Ce que vous prendriez reflète vos intérêts, votre milieu et vos priorités. Considérez ça comme une interview condensée en une seule question."



Nom : Céleste
Age : 36
Lieu de résidence : Paris
Métier : Traductrice
Site internet : lesvoletsrouges.blogspot.com

Liste :
  • Mon agenda, mon appareil photo, ma musique, mes photos, mes mails, les messages des gens que j'aime, bref... mon TELEPHONE !
  • La montre que mon père m'a donnée pour me consoler de mon premier chagrin d'amour et celle offerte par le Brun pour la naissance du Pois chiche.
  • Le livre en cours, surtout si c'est un polar.
  • Un coeur offert sans raison par le Brun, l'alliance de ma grand-mère (gravée de leurs initiales et de la date du mariage - MK RW 27 octobre 1934) et ma bague de PACS.
  • Le Pois chiche.
  • Mes lunettes.
  • La tétine, le doudou et Jude le singe.
(Je tiens quand même à te signaler que ça n'est pas classé par ordre d'importance - ben tiens, sinon j'aurais mis mes lunettes en première position, qu'est-ce que tu crois ? T'as déjà essayé de sortir d'une maison en feu en fermant les yeux ?)

J'aime cette idée de condenser toute sa vie en une seule image, de se dépouiller du superflu pour ne conserver que l'essentiel... Si toi aussi, il t'arrive de t'asseoir à une terrasse de café pour regarder les gens, va donc chercher bonheur sur Burning House.

29.5.11

Confidence pour confidence


Très flattée d'avoir été awardisée par la Sucrette , je m'en vais donc te révéler sept choses que je ne t'ai jamais dites à mon sujet (sans doute parce qu'elles n'ont aucun intérêt...)


☆ J'ai toujours été nulle en sport. Au lycée, je me traînais en gym comme à l'abattoir, l'estomac noué et le muscle flasque. Je trouvais toute sorte d'excuses plus ou moins grand-guignolesques pour être dispensée ("Chais pas c'que j'ai, chuis crevée, m'sieur. C'est sûrement la mononucléose, j'ai embrassé un garçon, hier !" "Je peux pas nager sans mes lunettes, j'entends rien." – à croire que les lunettes me permettent surtout de lire sur les lèvres parce que sans elles, je suis réellement sourde comme un pot – "C'est Shabbat, j'ai pas le droit de faire la roue." – je te rappelle que mes parents étaient communistes : opium du peuple, toussatoussa, ma mère retirait les pages de la Bible illustrées avant de me donner mon Astrapi...). Bref, toujours est-il que je devais être convaincante parce que j'ai quand même réussi à esquiver la course à pied pendant toute mon année de première sous prétexte que je m'étais pété un orteil contre un radiateur. 
Après, j'ai découvert le baby-foot. Ça, c'est du sport.

☆ Je ne supporte pas l'idée de mordre dans du coton. Quand j'imagine la ouate crisser entre mes dents... j'ai envie d'aller tuer un bébé phoque pour me détendre. Je tiens par ailleurs à préciser que je n'avais encore JAMAIS révélé ça à personne avant toi – pour la bonne et simple raison qu'il me suffit de prononcer les mots "coton" et "dents" dans la même phrase pour avoir une crise d'angoisse carabinée. Telle que tu me lis-là, je suis à deux doigts de tourner de l'oeil.

☆ J'ai longtemps cru que "caca d'oie" – comme dans "Qu'est-ce que ça te va bien au teint, cette couleur caca d'oie !" – s'écrivait en fait "caca doigt". Je te laisse mettre cette info proprement passionnante (je pèse mes mots) en images...

☆ J'ai récemment croisé une libraire du 9e arrondissement qui se plaignait parce que le quartier avait changé et qu'elle ne voyait plus que des bobos. "Ils n'ont aucune originalité. Ils sont très gentils, mais ils veulent tous le dernier livre encensé par Libé ou les Inrock." Après ça, j'ai ravalé mon commentaire avisé sur le bouquin de Sofi Oksanen et j'ai perdu le fil de la conversation parce que j'étais trop occupée à essayer de glisser discrètement mon exemplaire des Inrock dans le sac de ma voisine de gauche. 

☆ Je pense être la seule traductrice du monde à n'avoir jamais vécu à l'étranger. Pour te dire à quel point je ne suis pas cosmopolite, je fais partie de ces gens qui passent leur temps à dire "à Paris" au lieu de "en France" (j'espère que tu es parisien et que tu aimes les bobos, mais pas les bébés phoques, sinon je viens de perdre mon dernier lecteur (je ne te remercie pas, la Sucrette)). Et pourtant, je commence à avoir sérieusement envie d'aller voir ailleurs si j'y suis en mieux.

☆ J'ai arrêté de fumer en 2005. J'en suis particulièrement fière parce que ça m'a demandé un effort de volonté surhumain. A l'époque, il m'arrivait régulièrement de fondre en larmes quand on me bousculait dans le métro ou devant un épisode particulièrement émouvant de Derrick. En même temps, j'ai des excuses parce que je passais mon temps à répertorier TOUS les symptômes du sevrage tabagique sur doctissimo. Crois-moi si tu veux, mais il y a des fois où je me disais qu'il valait peut-être mieux avoir un cancer du poumon. 

☆ Je suis accro aux séries policières américaines. Bones, Les Experts, Cold Case, The Closer, etc, etc. Je pourrais passer ma vie à regarder des américonneries. Ce qui ne m'empêche pas de saouler le Brun avec mes diatribes contre Jerry Bruckheimer et sa propagande moralisatrice. Par contre, je ne peux pas blairer le mec des Experts Manhattan. Il joue tellement mal que quand je le vois, j'ai envie d'aller me bouffer un paquet de coton hydrophile.


PS : Julie , Julia et Céline , j'ai bien essayé de vernir les pieds du Pois chiche pour faire tout comme vous, mais il ne s'est montré qu'à moitié coopératif. Alors, j'ai mis une photo de mes pieds en solo... résolument orange fluo (comme la photo ne le montre pas)

1.3.11

Il suffirait de presque rien...

Un petit bilan inspiré par son billet.

A vingt ans, j'avais des idées bien arrêtées. Je prenais le train de nuit pour Toulon et j’allais manifester au petit matin contre le FN. Je venais de me faire percer la langue. Je délaissais peu à peu 10 Years After, Jimi et Janis pour le Wu, Gravediggaz et KRS. Je m’habillais en Lady Soul et j’avais des Cortez aux pieds. J’étais la reine incontestée de la grande scène du II. Je pleurais toutes les larmes de mon corps devant Philadelphia. Je découvrais que je n’aimais vraiment pas le ski. Je passais une bonne partie de mes journées à jouer au baby foot chez Doumé. Je partais de chez mes parents pour m’installer dans le Marais avec mon chat schizophrène et mon premier grand amour. Premier geste au réveil, je m’allumais une Marlboro rouge. Je lisais souvent jusqu'au petit matin. De toute façon, je n'étais jamais couchée tôt. Je n’aimais pas le goût de l’alcool, mais je ne disais pas non à la drogue. Je commençais une maîtrise de traduction littéraire sur un livre d’Alice Walker et j’avais peur d’être abandonnée.

16 ans plus tard, j’ai appris à composer. J’arrive même à écouter les gens qui ne pensent pas comme moi. J'ai décidé d'enlever mon piercing le jour où j'en ai avalé une partie pendant mon sommeil, mais je songe à me refaire tatouer, un de ces jours. Je continue à agiter la tête en rythme sur un bon vieux Das EFX, mais à la maison, c’est plutôt jazz et soul. Je bave devant la nouvelle collection Sessün et j’enfile mon slim au chausse-pied tous les matins. Je pleure toujours au cinéma, mais je ne me souviens pas du dernier film que j’ai vu… Je ne suis jamais retournée au ski, je commence à me dire qu’il faudra bien que je réessaye un jour. J’habite dans ce quartier depuis assez longtemps pour tutoyer mon facteur et mon épicier. Mon chat est mort avant que je devienne officiellement traductrice. J’ai rencontré un homme qui m’a donné envie d’arrêter de fumer. Il m'arrive encore, rarement, de m'accrocher à mon livre jusque tard dans la nuit. Mais il m'arrive aussi, souvent, de m'endormir avant minuit. Dernier geste avant de me coucher, je reborde mon fils dans son lit. Si c'est pas le bonheur, ça y ressemble furieusement.



17.2.11

Ego trip

Je découvre son blog (ne poussez pas !) et j'en profite pour participer à son jeu...
Un jour, on m'a dit que je ressemblais à ça :

Et il y a même un type qui m'a dit que je le faisais penser à elle :


(oui bon, il a menti)
Parce qu'en vérité, je ressemble plutôt à ça :


Ben oui, je suis le sosie d'Amélie Mauresmo. Et c'est pour ça que t'es pas prêt de voir une photo de moi sur ce blog.