"C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule."


10.2.11

Totalitarisme et art déco


Si ça ne tenait qu'à lui, le pois chiche se chargerait volontiers de rationaliser l'emploi du temps de la maisonnée. Par exemple, au lieu de gâcher tout ce temps précieux à la crèche, on irait plutôt à la Grande Galerie de l'évolution. Et crois-moi, tu aurais tout intérêt à t'extasier pendant au moins 45 minutes devant le tigre qui saute sur l'éléphant. Tu ne vois pas de quoi je parle ? Tu n'est jamais allé à la Grande Galerie de l'évolution ? Tu ne connais pas ta chance, ami lecteur. Ensuite, ce serait l'heure de déjeuner et au menu, il y aurait du pain, des Flanby, des petits suisses et du chocolat. Et pour occuper agréablement l'après-midi, on se collerait sur le canapé et on regarderait Le Livre de la jungle et Barbapapa jusqu'à plus soif. D'ailleurs, s'il avait voix au chapitre, question déco, le pois chiche n'hésiterait pas à tapisser les murs de portraits géants des Barbapapa. Ensuite, il ferait encastrer des haut-parleurs dans les murs qui diffuseraient en boucle un pot-pourri des plus grands morceaux du Livre de la jungle et du générique des Barbapapa. Ah oui, et aussi, il y aurait un écran qui nous régalerait toute la sainte journée d'extraits choisis de... voyons voir... Barbapapa et le Livre de la jungle ! Et évidemment, nous serions tenus, le brun et moi, de regarder ça à ses côtés en chantant de conserve. "Il en faut peu pour être heureux / Vraiment très peu pour être heureux / Chassez de votre esprit tous vos soucis / YOU-PI !" Je me demande parfois si le pois chiche n'aurait pas suivi une formation à la propagande en Corée du Nord, dans une vie antérieure...
Quant à moi, si j'en avais les moyens, je préfèrerais nettement mettre au mur une affiche publicitaire des années 20 achetée ici.
 

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