"C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule."


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8.11.13

Auprès de ma Blonde



Le proverbe dit que c'est dans l'adversité qu'on reconnaît ses amis. C'est sûrement vrai, mais si tu veux mon avis, c'est surtout dans la maternité qu'on reconnait ceux sur qui on peut compter. Par exemple, il y a les gens avec qui tu as souvent échangé des serments fortement alcoolisés sur le coup de cinq heures du matin et qui continuent à t'appeler au milieu de la nuit (vers 21h30) pour te convaincre d'aller bouger ton boule au Macumba. Mais bien sûr. Et on a droit à l'happy hour sur les consos du Pois chiche ? Ou bien ceux qui sont convaincus que le Brun est le seul à avoir encore une vie sociale digne de ce nom (alors que bon, il n'a quand jamais été invité à un tricothé, que je sache). Ou encore ceux qui voudraient tellement pouvoir t'aider, mais qui ne prennent jamais le temps de boire un café (sauf si tu menaces de te pendre avec ton soutien-gorge d'allaitement)... Et puis, il y a les autres. Les amies qui longent ta route depuis si longtemps que tu les as pour ainsi dire toujours connues, et qui te tiennent à bout de bras quand tu craques, mais aussi toutes ces fées de la blogosphère, qui se sont penchées sur le berceau de la Mouette et l'ont couverte de cadeaux. Celles que je n'ai encore jamais vues, celles que j'ai eu la chance de croiser, celles que je vois régulièrement et celles qui font désormais partie de ma vie.

Pendant les vacances,  la Blonde et son brun m'ont accueillie dans leur palais bourguignon comme une reine - une reine qui trimballait dans ses bagages deux enfants, beaucoup d'angoisse et une immense fatigue. Alors merci à eux pour les promenades dans les vignes, le gratin de courgette, les oeufs en meurette et la pavlova, la chambre du Pacifique, les histoires de famille et la très belle rencontre. Merci pour la douceur de ces quelques jours dans l'animation chaleureuse d'une maison où il y a toujours un apéro au frais pour les copains de passage...


16.1.13

Monologue



Maman, tu regrettes pas de m'avoir eu ? Et papa, il était dans ton ventre avant ? Moi, je connais une maman qui avait un papa et un bébé dans son ventre. Et tu sais, les garçons, c'est des gamins et les filles, c'est des meufs. Ah bon, c'est pas joli "meuf" ? Bon d'accord ! Alors, les filles c'est des gamines. Ben oui, c'est mieux, hein ! Maman, je peux regarder un film ? Mais juste un extrait ? Mais pourquoi ? Mais maaaaaman ! Ben toi, t'es plus ma maman ! Moi, je vais changer de famille. L'autre jour, t'avais dit qu'on regarderait le documentaire sur les lionceaux ! Ah non, pas la douche ! Je me suis déjà douché hier. Mais si, tu te souviens pas que je me suis douché hier ? Regarde, je suis pas sale ! Ah, mais ça c'est de la peinture, c'est pas du sale ! Tu crois que j'ai le temps de finir les deux coloriages avant le dîner ? Dans combien de temps on mange ? Cinq minutes ? Ça fait combien de quarts d'heure ? Attends, je compte. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix... Je sais compter jusqu'à 120, moi. C'est beaucoup, 120 ! C'est plus que 100 000 ! Regarde maman, regarde comme j'ai bien colorié Spiderman. Moi, je l'ai fait tout en rouge, parce que j'aime bien le rouge. Regarde maman, t'as vu ? Ah non, ce dessin, je l'ai fait à la maison, pas à l'école. A l'école, on fait pas ça. On travaille sur "Roule Galette". Tu savais pas qu'on travaillait sur "Roule Galette" ? Je te chante la chanson, si tu veux : "Je suis la galette, la galette, je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier. On m'a mise à refroidir, mais j'ai mieux aimé courir. Attrape-moi, si tu peux !" Et bientôt, on fera de la musique brésilienne. Alors moi, je serai brésilien. Je connaîtrai trois pays. Ben oui, parce que je suis aussi portugais. Mais si ! Tu te souviens pas que je suis portugais ? Oui, moi je sais dire "ObriGAdo" en portugais, alors je suis portugais. Regarde comme je colorie bien, j'ai pas dépassé du tout, t'as vu ? J'ai bien apprendu à colorier, moi. J'aime bien tes cheveux, maman. T'as des longs cheveux, on dirait une princesse. Toi, t'es la maman lionne et moi, je suis le papa lion. Papa ? Ah oui, papa c'est le lionceau. Vous êtes tous les deux mes bébés lions et moi, je suis le papa. Ou alors, je suis le bébé deinonychus et toi, t'es la maman deinonychus. Dis, maman deinonychus, si on mangeait un lionceau ? Ben oui, c'est des carnivores les deinonychus. Et ils sont beaucoup plus forts que les lions. Par contre, je sais pas s'ils sont grands. Les brachiosaures, ils sont trèèèèèèès grands ! C'est quoi la couleur la plus forte, le rouge ou le jaune ? Tu me mets "Pierre et le Loup" ? Maman, qu'est-ce que ça veut dire "solidaire" ? Maman, c'est comment le drapeau du Brésil ? Ah ! Mais je le connais celui-là ! C'est le drapeau du Japon, comme Shu Todoroki ! C'est bientôt l'heure de manger ? Tu fais quoi ? Tu finis le bonhomme de l'assiette, d'abord ? Mais si, je mange là ! Alors, j'ai plus le droit de parler ? Tu sais, dans le jeu des forêts, il y a une forêt, eh ben elle est en Europe. C'est à côté de chez nous, l'Europe ! On va pouvoir y aller, dans cette forêt. Moi, je changerai jamais de maman, tu sais. Maman ? Maman ? Maman ? Je t'aime, maman.

Spéciale dédicace à mon père, qui après avoir déclaré il y a fort longtemps que cet enfant était un taiseux, m'a envoyé un SMS désespéré un jour où ma mère et lui revenaient de Lyon en voiture avec le Pois chiche : "Au secours ! Mais ça ne s'arrête donc JAMAIS ?"

PS 1 : Je tiens quand même à te signaler qu'il y a non pas une, mais DEUX personnes qui sont arrivées ici en tapant dans googeul : "Blonde 15 ans de dos". Et ça, ça ensoleille ma journée. Le jour où quelqu'un arrive en tapant : "Blonde 15 ans DE FACE", je fais péter la bouteille de champ !


PS 2 : Le bonhomme de l'assiette, c'est bien sûr Raymond, que tu as déjà croisé ici. Sache qu'avec sa bande de poteaux, JeannineRosemonde et J.-C, ils ont désormais leur propre blog... Et si toi aussi, tu te sens l'âme d'un artiste culinaire, n'hésite pas à envoyer tes photos à Céline !


25.6.12

Comme un lundi


 Lundi matin, tu te réveilles grognonne, tu te cognes le petit orteil contre un coin de porte, tu regardes d'un oeil torve le frigo vide et le Pois chiche qui veut pas s'habiller et à 8 h 32, t'es déjà en train de brailler ton mantra quotidien : "Putain-on-est-en-retard ! Putain-on-est-en-retard ! On-est-en-retard- putain !" Ensuite tu sors avec tes nu-pieds et ton petit gilet jaune - "petit" n'étant pas ici un synonyme de mignon, mais plutôt de "les manches m'arrivent aux coudes et à moins de me faire une ablation des côtes, y a pas moyen que je ferme les boutons" - et tu découvres que "nuages et soleil", pour l'appli météo, ça veut dire qu'il fait 12 degrés sous un ciel plombé. Tu te dis que la prochaine fois, t'ouvriras la fenêtre plutôt. Y a des semaines, comme ça, tu sais que ça démarre mal.
Mercredi soir, tu rentres chez toi de méchante humeur, tu râles parce que le Pois chiche est crevé, qu'il chouine, qu'il veut pas se coucher et que t'es-en-retard-putain-t'es-en-retard. T'enfiles un jogging et tu pars au Pilates en courant. Malgré le crachin hivernal, tu sens que tu commences déjà à te détendre. Jusqu'à ce que ton prof chéri t'annonce qu'il s'en va parce qu'il n'a pas été payé depuis six mois. D'ailleurs, le loyer du studio n'a pas été payé non plus et il a vu de ses yeux l'avis d'expulsion. Il y a peu de chances que l'espace rouvre ses portes après les vacances. Alors autant dire que ton bel abonnement qui ne prendra effet qu'à partir du mois d'août, tu peux tranquillement t'asseoir dessus. Voilà voilà, maintenant allonge-toi et ne pense plus à rien.
Vendredi midi, tu traces pour finir un programme sur lequel t'es-en-retard-putain-t'es-en-retard. Et l'un des vieux croulants messieurs avec qui tu partages ton bureau t'appelle pour te montrer, un peu emmerdé, ta commande Smallable. Il n'avait pas vu que c'était pour toi alors il a ouvert l'enveloppe... aux ciseaux. En découpant un blouson Mini Rodini au passage. Un bref instant, tu t'imagines faire comme Lisbeth Salander et tatouer : "La prochaine fois, je mettrai mon monocle et j'enlèverai mes moufles avant d'ouvrir le courrier des autres" en travers de son crâne luisant, mais finalement tu repars plutôt voir si tu peux pas t'acheter une corde sur Internet. En même temps, si c'est Edward aux mains d'argent qui ouvre le paquet, ça va tout de suite être moins pratique, pour se pendre...


Ce soir-là, c'est donc la mort dans l'âme, résignée d'avance à me prendre rapidement une nouvelle tuile sur le coin de la tête, que je me suis traînée jusqu'au resto choisi par la Blonde : Yoom. Et soudain, j'ai vu la lumière au bout du tunnel. Je me suis enfin DÉ-TEN-DUE. J'ai bien essayé de convaincre Mme Gloubi d'emporter les suspensions qui lui plaisaient tant histoire de faire diversion le temps que je mette les assiettes dans mon sac, mais elle n'a rien voulu entendre. Du coup, je me suis gavée de bouchées à la vapeur succulentes. Oh là là, je te recommande particulièrement les boulettes thaï pimentées aux crevettes. J'ai aussi pris un dessert, mais je serais bien incapable de me rappeler ce que c'était. Juste que je me suis régalée. On est ressorties de là en se disant qu'il nous fallait au moins un dernier verre pour clore dignement cette excellente soirée et c'est seulement une fois à la maison, quand j'ai éteint en vacillant la veilleuse du Pois chiche, que j'ai réalisé à quel point j'étais bourrée. A en croire le Brun - qui, pour une raison obscure, me raconte ça avec la voix de Sue Ellen - j'aurais juste eu le temps de dire : "J'vais être malaaaade, j'veux pas être malaaaaade" avant de sombrer dans un sommeil d'ivrogne. La grande classe, quoi.
Samedi il a fait un temps de rêve et ma soeur adorée m'a offert le sac dessiné par Olympia LeTan pour Claudie Pierlot. J'ai senti que je commençais sérieusement à remonter la pente.


Et enfin, dimanche, après être allés chez Emmaüs, on a nargué la pluie au milieu des souvenirs exotiques de la Blonde et de son Brun, en dégustant un clafoutis exquis accompagné d'une bonne bouteille de vin (le souvenir de la voix de Sue Ellen m'a quand même incitée à demander plutôt de l'eau gazeuse). Quant aux deux garçons, ils étaient dans un état de surexcitation avancée et après avoir méthodiquement dévasté la chambre du Lionceau, ils se sont lancés dans une oeuvre fortement inspirée de Jackson Pollock. Bref, un beau dimanche.


Moralité : Qui passe une semaine pourrie s'enivrera le week-end en bonne compagnie !


11.6.12

Un ami dans ton assiette


 A la maison, le repas du Pois chiche a longtemps été un cas de casus belli. A l'époque, mon univers tout entier tournait autour du nombre de cuillerées que je parvenais à lui faire ingurgiter. "Un enfant ne se laissera jamais mourir de faim." Si tu savais combien de fois je me suis promis de planter mes ongles dans les yeux pétris de certitude du prochain qui me sortirait cette phrase maudite ! Hélas, les bonnes manières ont la vie dure et je n'ai jamais émis la moindre petite insulte de rien du tout, pas même un minuscule "Ferme ton bouche !" qui m'aurait pourtant bien soulagée... Parce que oui, je sais, beaucoup d'enfants passent par une phase de rejet de la nourriture généralement transitoire. Oui, je sais, il ne faut SURTOUT pas s'énerver, malheureuse ! Sinon, il sera anorexique à 13 ans et obèse à 28. Je sais, je sais, je sais tout ça. Moi aussi, j'ai lu Laurence Pernoud - et pas en résumé dans "L'éducation pour les Nuls", hein. Le texte original, s'il te plaît.

Mais il n'y a RIEN de plus culpabilisant que de ne pas réussir à nourrir son gosse. Enfin si, il y a encore plus culpabilisant que de ne pas réussir à nourrir son gosse : ne pas réussir à nourrir son gosse ET lui hurler dessus. En vain. Le Brun essayait de me raisonner et je savais qu'il avait raison, mais c'était plus fort que moi. D'ailleurs, le Pois chiche voulait systématiquement que ce soit moi qui le fasse manger. Et les rares fois où je me résignais péniblement à ne pas m'en mêler, je ne pouvais pas m'empêcher de leur rôder autour pendant tout le repas, prête à disjoncter. Ça a duré comme ça pendant plusieurs mois. Le nain se nourrissait exclusivement de yoghourts. Alors OK, il n'est pas mort de faim, mais il a dû prendre 1 kg en un an. Ça va qu'il avait un triple menton de la marge, parce qu'il est passé du sommet de la courbe au ras des pâquerettes. A la crèche, ils ont fini par me conseiller de l'emmener voir la psychologue. Pourtant, tu peux me croire, j'ai tout essayé : le pire comme le meilleur. J'ai fait l'avion, j'ai crié, j'ai cajolé, j'ai menacé de le priver de dessert, j'ai crié, j'ai servi des pâtes à tous les repas, ouvre le garage, j'ai supplié, j'ai crié, j'ai concocté des oeuvres d'art dans l'assiette, j'ai crié, j'ai fait la moto, j'ai raconté des histoires, j'ai tempêté, j'ai crié, j'ai crié, j'ai crié... Je sens que tu vois où je veux en venir là, non ? Mais moi, ça m'a pris un petit bout de temps. J'ai eu le déclic un soir où je me suis retrouvée assise sur le canapé, en larmes, après l'avoir couché pour la seule et unique fois de sa vie sans histoire, sans chanson, sans bisou, sans rien du tout. Et le ventre vide.

Alors j'ai arrêté de crier. C'était à la fois tout simple et incroyablement difficile... Le lendemain, quand le Pois chiche a - comme d'habitude - repoussé l'assiette de la main avec un "Non !" sans appel, j'ai juste dit : "D'accord." Stupéfaction de l'enfant. J'ai enfin réalisé à quel point le repas était devenu un rapport de forces entre nous deux. Il a insisté, très contrarié : "Non, maman ! Non !" Au cas où j'aurais mal entendu sa déclaration de guerre quotidienne. "D'accord, tu n'en veux pas. C'est pas grave, on va passer au dessert." Et puis voilà, c'était fini.

Il a recommencé à manger petit à petit. On ne peut pas dire qu'il a un appétit d'ogre, mais il goûte tout ce qu'on lui donne. Et quand il n'en veut plus, il arrête. Tout ça pour dire que si j'habille notre ami de l'assiette, c'est surtout pour toi. Parce que lui, en vrai, il n'en a strictement rien à battre...


La participation du Brun, mon idole...

PS : Billet inspiré par cette photo chez Céline - qui est nettement plus inventive que moi, je dois dire.
PS2 :  Si tu veux t'amuser aussi, tu peux acheter l'assiette Food Face .

15.6.11

Marathon mum



SAMEDI
07 h 15. Le Brun doit aller travailler, ce matin. Je cours prendre ma douche avant que... "Maaaaaman ! J'ai maaaaal dormi !" Ah. Tant pis, j'attache mes cheveux gras et je force sur le déo.
11 h 22. Crois-le si tu veux, mais la braderie PetitHood est à deux pas du parc. Sur les bons conseils de cette tentatrice d'Eve, je vais y faire un petit tour et le Pois chiche repart en arborant un nouveau teddy avec un hot-dog dans le dos. Fier comme un bar-tabac... jusqu'à ce qu'il réalise qu'il répondra désormais au doux nom de la Saucisse.
12 h 01. Le samedi, c'est fiesta, on déjeune chez le Chinois.
13 h 06. "Dors, je le veux ! Dors !" Appelle-moi Majax, une grande carrière m'attend dans l'hypnose.
13 h 48. Adieu veaux, vaches, cochons, grand cirque du Soleil et Foire du trône : la Saucisse chantonne gaiement dans son lit depuis 40 minutes. Adieu la sieste.
16 h 02. Le Brun a accepté de venir avec nous au menu enfants de Sochickidz, dans le sublime hôtel particulier qui abrite le salon de thé Bonpoint. Arrivés devant, je prends moult précautions pour lui annoncer le prix de l'entrée. J'explique que TOUS les bénéfices seront reversés à l'ASPREPH, association de soutien aux parents et à la recherche en hépatologie pédiatrique, que la Saucisse va faire un atelier pâtisserie GÉNIAL et qu'en plus, on va manger des trucs troooooop bons...
16 h 03. Le Brun part faire un tour dans le quartier.
16 h 15. Ma copine Alex et moi sommes sous le charme de l'adorable Marius. Les deux petits ont une sucette et boivent du Champomy, c'est le plus beau jour de leur vie. Quant à l'atelier pâtisserie, je tiens à proclamer publiquement que Gaëlle, la jeune femme qui l'animait, est une héroïne des temps modernes, même si la Saucisse n'a pas bien compris l'intérêt d'étaler la compote de pommes et les poires sur de la pâte au lieu de les manger tout de suite... Gérer dix gamins dont au moins trois d'à peine trois ans, moi je dis qu'elle assure graaaaaave ! De mon côté, j'ai goûté une pomme au four à se damner, des macarons au chocolat, des muffins salés, des verrines au spéculoos... Bref, tu imagines mon bonheur (oui, faut que tu l'imagines parce que j'avais oublié mon téléphone et je n'ai donc pas fait de photos).
17 h 50. Le Brun revient nous chercher...
17 h 51. La dame de l'ASPREPH insiste pour lui faire payer une participation en le voyant avec la tartelette de la Saucisse à la main. Je te rappelle qu'il est passablement grognon, qu'il est juste venu nous chercher, qu'il ne reste plus rien à manger et qu'on a quand même déjà lâché 50 € à deux pour l'association.
17 h 53. Le Brun balance la tartelette et tourne les talons. Je rassemble nos affaire pendant que la Saucisse réclame sa tartelette à corps et à cris. Prise de remords Pas rancunière, la dame lui en donne deux.




DIMANCHE
07 h 45. "Maaaaaaaaman ! J'ai maaaaaaaal dormi !"


LUNDI
07 h 15. "Maaaaaaaaman ?!"
09 h 00. Driiiing. Mes neveux sont là. Figure-toi qu'ils préféraient passer la matinée avec moi plutôt qu'avec la baby-sitter. Rhaaaaa, le piège. Je n'ai pas eu le cœur de refuser.
10 h 00. Je les colle devant Amélie Poulain.
10 h 27. Des ébats passionnés ébranlent le café des Deux Moulins. Je m'éloigne discrètement pour laisser le Brun répondre aux éventuelles questions de ma nièce de 6 ans.
10 h 53. Audrey Tautou s'imagine en train de mourir vieille et seule. Devant les yeux humides et l'air traumatisé des deux enfants, je m'empresse d'aller étendre le linge.
14 h 30. Alelluia, la baby-sitter vient chercher les petits et la Saucisse fait une sieste.
14 h 32. "Maaaaaman !" Ah non, au temps pour moi...
16 h 00. On décide d'aller voir l'expo Anish Kapoor au Grand Palais. Trop fiers d'avoir pris des billets coupe-file en découvrant la queue qui serpente presque jusqu'à l'entrée du métro.
16 h 05. Ah. Il faut aussi faire la queue pour entrer dans l'installation.
16 h 40. Enfin à l'intérieur ! Je me sens gagnée par une émotion presque mystique. La Saucisse aussi : "Maman, c'est la maison des Barbapapa !"
16 h 47. Un monsieur très nerveux pousse des cris d'angoisse en voyant mon fils jouer avec sa Bagheera en plastique sur la paroi. "Elle ne fait que quelques millimètres ! S'il la transperce, on va tous mourir." J'avoue que là, tout de suite, le repos éternel est un concept qui me plaît assez. Mais hélas, mon brave homme, nous n'aurons pas cette chance.
17 h 00. On décide d'aller boire un verre au Palais de Tokyo.
17 h 34. Le Palais de Tokyo est fermé.
18 h 45. On décide de rentrer en Batobus. Les enfants sont surexcités et j'envisage de vendre le mien pour payer mon billet.
18 h 51. Le Batobus, c'est un peu le repos éternel... en plus chiant. La Saucisse ne s'intéresse absolument pas au paysage et je lui lis la recette du gâteau de bonbons (crois-moi sur parole, tu ne veux pas savoir) pour passer les... accroche-toi bien... 50 MINUTES de trajet qui nous séparent de l'Hôtel de ville.
19 h 18. On a mangé la dernière galette de céréales et on s'est tous cotisés pour acheter une mini bouteille d'eau dont le prix au litre avoisine celui du Cristal de Roederer. À raison d'une gorgée par personne tous les 1/4 d'heure, on a peut-être une chance de survivre jusqu'au débarquement.
19 h 19. La Saucisse s'est sifflé la bouteille.
19 h 20. Au quai Montebello, les rats quittent le navire. Finalement, on rentre à pied.
19 h 23. Il pleut.

Pfffiou, chuis fatiguée...


 



(Spéciale dédicace à Alex, ma jolie compagne de galère !)

14.4.11

fashionista à tendance mère dodue


TACHE MENAGERE

QUI VA SANO VA MOLO

C'EST LE POMPOM SUR LA GARONNE

CARPE DIEM




Ça faisait longtemps que je t'avais pas pondu un petit billet en vrac, ça tombe bien j'ai plein de choses à te dire qui n'ont absolument rien à voir les unes avec les autres...
D'abord, je te signale en passant qu'il y a une collection capsule Swildens chez Monop'. Et je tiens à ce que tu saches que je ne suis pas passée faire une razzia AVANT de t'en parler. A ce niveau-là, c'est plus de l'altruisme, c'est un don de soi. Je serais assez pour qu'en signe de reconnaissance, tu suggères au Vatican de me canoniser dare-dare. Sinon, pour en revenir à la collection Swildens, je t'avertis quand même que si je ne trouve pas le tee-shirt bang bang dans ma taille, je serai obligée de t'infliger d'atroces souffrances en représailles. A bon entendeur, salut...
A part ça, j'ai découvert ce matin chez Roca un projet photo qui me plaît bien. Parisiennes : toutes deconn'. Je cite leur présentation : "Une série de trente photographies des guerrières urbaines qui n’en font qu’à leurs têtes dans les rues de Paris." Alors, je n'ai pas bien saisi s'il y avait un message, mais j'adore ce mélange de poésie et d'humour. Ça vaut bien un petit détour.
☆ Et je t'ai gardé le meilleur pour la fin. Une pâtisserie orientale qui DECHIRE SA RACE ! Et je pèse mes mots. C'est une petite boutique à côté du café de l'Industrie, dans le quartier de Bastille. Je suis tombée en arrêt sur un tapis de petits gâteaux plus jolis et appétissants les uns que les autres. J'ai testé pour toi la bourse à la violette, le cigare sésame cardamone, le cornet pistache aneth et le picadillo amande piment... Dommage que j'aie déjà du mal à fermer mon jean, je lui aurais volontiers braqué tout son stock pour aller me le boulotter au fond d'une allée sombre (rapport au fait que j'aime pas partager). Ne t'esclaffes pas, je ne plaisante jamais avec la nourriture ! Par ailleurs, ce billet n'est hélas pas sponsorisé. Monsieur Diamande, si tu me lis, n'hésite pas à m'envoyer quelques menues pâtisseries en remerciement. D'ailleurs je ne suis pas la seule à être conquise, les Inrock le décrivent comme le Pierre Hermé algérien ! M'est avis qu'on a intérêt à en profiter tant qu'il y a pas trop la queue devant..
Diamande (clic) : 4 rue Sedaine, Paris 11.

28.3.11

Miam slurp !


Moi je dis que quand on découvre un blog qui s'appelle La Maîtresse en maillot de bain et qu'en plus, y a moyen de boulotter élégamment du chocolat de chez Milk and Paper, c'est une journée FASTE. Et puis, plus tu joues plus je gagne (ou l'inverse, mais je préfère pas y penser).
Si tu veux tenter ma chance, c'est ICI !